A grands gestes rageurs, il racle,détruit ce qu'il vient de peindre.
Le doute s'est insinué en lui. Ses doigts sont gourds, malhabiles,
impuissants à rendre ce qu'il voudrait exprimer, à maîtriser ce
torrentiel courant de sensations qui le traverse quand il a un
pinceau dans les mains.
Excédé, il ne parle de rien moins que " de jeter ses pinceaux au
plafond ". L' orage passe et Cézanne revient vers son chevalet,
pour s'y torturer de nouveau, incapable de vivre ailleurs que
devant une toile.
Nulle assurance, des certitudes moins que jamais.
" Je suis en nourrice chez les Illusions " dit Cézanne.
Extraits de " La vie de Cézanne "




























artistecoreame
sam 28 avr 2012 00:51